mardi 12 juin 2012

Points de vue



Première Partie

Introduction au domaine





III.   Points de vue

        sur l'état

        de la discipline


25.   GRANAI, G. « Remarques sur la situation de la psychologie sociale dans les sciences humaines américaines », Année psychologique 56 (1), 1956 : 58-65.

La situation privilégiée aux États-Unis de la psychologie sociale par rapport aux autres sciences humaines n'est pas sans danger. Le refus de cloisonnement entre recherches psychologiques et recherches sociologiques manifeste sans doute le sentiment de l'unité des sciences de l'homme, mais il révèle également une attitude psychologiste qui tend à réduire la sociologie à une inter-psychologie perfectionnée et la société à un système d'interactions. Postulant un « continuisme » psycho-sociologique qui lui permettrait d'extrapoler les résultats acquis sur les petits groupes aux groupes réels et aux sociétés globales, une telle attitude oblige la sociologie à ne jamais aborder l'étude des structures de la société et des forces qui s'exercent sur les groupes, et l'empêche de rendre compte de façon satisfaisante des changements sociaux. La même tendance psychologisante se manifeste dans les méthodes et techniques utilisées par les sociologues américains (interviews, questionnaires, enquêtes d'opinion opérant sur des catégories abstraites)

C'est finalement la psychologie sociale elle-même qui se trouve affectée par cette absence d'une sociologie véritable. Méconnaître la liaison des individus et des groupes à la société globale revient à réduire cette discipline à l'étude purement formelle des interactions de groupe. Dès lors, tout en postulant au niveau théorique un continuisme psycho-sociologique contestable, la psychologie sociale se limite, au plan de la recherche, à l'analyse de situations partielles qui ne mettent pas en cause les structures et les normes de la société américaine. Il est vrai que l'importance croissante de l'anthropologie constitue une compensation à la carence de la recherche sociologique ; l'anthropologie est susceptible d'apporter à la psychologie sociale américaine cette distance critique entre le chercheur et son objet, cette méthode concrète qui lui font défaut. Mais les recherches anthropologiques portant sur les sociétés industrielles ont eu parfois des résultats très décevants et ne peuvent suppléer en cela une sociologie défaillante.

La prédominance de la psychologie sociale aux États-Unis tient à ce que cette discipline exprime, mieux que toute autre, le milieu socio-culturel qui favorise le souci d'efficacité dans la recherche, qui stimule les disciplines susceptibles d'avoir des applications immédiates. La recherche sociologique, au contraire, n'est pas rentable à court terme et est, à la limite, dangereuse pour l'ordre social.

26.   ORNE, M. T. "On the social psychology of the psychological experiment : with particular reference to demand characteristics and their implications", American Psychologist 17 (11), nov. 1962 776-783.

Il convient de considérer les expériences de psychologie comme une forme spécifique d'interaction, car on ne saurait affirmer que le sujet y reste passif ni tenir compte seulement de ce qui lui est fait. Aussi se propose-t-on d'étudier ce que le sujet fait en laboratoire, en tant que participant actif ; quelles sont ses motivations dans la situation expérimentale, quelles perceptions a-t-il de celle-ci, quels sont les facteurs, relevant du contexte expérimental, susceptibles d'affecter ses réactions aux stimuli utilisés ?

Donnant son accord pour participer à une expérience, le sujet accepte en fait un certain rôle dont les attentes sont aussi définies que celles du rôle d'expérimentateur et auxquelles il essaie de répondre au mieux. Sa performance peut être interprétée comme une conduite de résolution de problème, un effort effectif pour répondre de façon appropriée à la totalité de la situation expérimentale, et en particulier pour comprendre le vrai but de l'expérience et confirmer les hypothèses. Ainsi le comportement du sujet ne serait pas déterminé seulement par des variables proprement expérimentales, mais également par des variables relevant des « caractéristiques de la demande de la situation expérimentale » (demand characteristics). Ces dernières sont révélées par tous les indices (cues) susceptibles de dévoiler une hypothèse expérimentale (rumeurs, informations fournies durant l'expérience, personne de l'expérimentateur, cadre du laboratoire, communications explicites ou implicites durant l'expérimentation). La demande de la situation est un facteur toujours présent dans l'expérimentation et il est préférable d'en tenir compte et de le manipuler pour assurer la validité et la reproductibilité des expériences.

L'étude et le contrôle des demandes ne sont pas simplement affaire de bonne technique expérimentale ; il s'agit d'un problème général que l'on ne peut résoudre sans spécifier les circonstances, les contextes expérimentaux et les catégories de sujets dont le comportement en expérience est déterminé significativement par les demandes de la situation. Il convient également d'examiner les cas où ces demandes produisent un effet que l'on peut attribuer aux variables expérimentales, ceux où elles contrecarrent ou même annulent ces effets, ceux enfin où elles restent sans conséquences.

À cet égard diverses techniques sont proposées. Elles visent soit à connaître les perceptions que les divers sujets ont des hypothèses expérimentales et à les rapporter aux conduites observées (enquêtes pré et post expérimentales), soit à examiner les comportements produits quand on élimine la variable expérimentale en maintenant constantes les variables du contexte, comparant alors ces comportements à ceux que l'on obtient par manipulation de la variable expérimentale (utilisation de sujets simulateurs qui reçoivent comme instruction d'agir « comme si » ils étaient exposés à la variable expérimentale). Divers exemples fournis par des études sur l'hypnose ou la privation sensorielle illustrent ces considérations.

À connaître ainsi l'importance relative des variables expérimentales et des demandes de la situation on peut apprécier dans quelle mesure une expérience prête à reconduction sans grandes modifications et déterminer à quel point il est permis de transposer en des contextes non-expérimentaux les effets de variables manipulées expérimentalement (validité écologique).

27.   BACK, K. W. « Le domaine de la psychologie sociale », Bulletin du Centre d'Études et de Recherches psychotechniques 13(l), 1964 : 21-33.

Si le développement de la psychologie sociale répond à des exigences scientifiques, il reflète également les transformations de la société et l'évolution de la position sociale du savant. Loin de sortir du domaine de la psychologie sociale, c'est aller dans le sens d'une psychosociologie de la connaissance que d'examiner le développement de cette discipline et tenter de définir ce qu'elle devrait être.

En abandonnant son objectif premier, réflexion sur la place de l'homme dans la société, pour une analyse détaillée des relations interpersonnelles, la psychologie sociale a gagné en précision scientifique, mais elle néglige un grand nombre de problèmes importants. La position théorique actuelle peut être expliquée par une réaction contre la théorie classique du XIXe siècle qui, issue de l'histoire, dérivait d'un principe unique, par le biais de méthodes logiques, le comportement humain. Cette réaction conduisit d'abord à un expérimentalisme radical, puis s'inscrivit en faveur de la théorie du « champ moyen » et du « micro-champ ». C'était là renoncer à quelques-unes des ambitions généreuses des théories plus anciennes et s'interdire la recherche en maints domaines tenus désormais pour étrangers à la psychologie sociale scientifique. Or, celle-ci devrait aujourd'hui être en mesure de traiter les problèmes abordés naguère. Aussi propose-t-on d'élaborer une théorie du « champ total », qui serait assurément plus féconde pour une psychologie sociale définie comme « science des frontières » et qui lui permettrait d'accepter sans servitude la contribution des autres disciplines.

Psychologie et sociologie sont des sciences autonomes, traitant de systèmes logiques fermés, indépendants l'un de l'autre. La logique modale permet de représenter chaque système. La psychologie sociale traite des situations où ces deux systèmes autonomes se manifestent simultanément et sont en interaction, laissant paraître des zones d'action indépendantes de l'un comme de l'autre. Le champ spécifique de la psychologie sociale tient à ces situations où interagissent l'individu et les forces de la société organisée. S'il y a coïncidence entre les besoins de l'individu et la société, il n'y a aucun problème d'ordre psycho-sociologique. La psychologie sociale intervient là où il y a conflit entre les deux, là où existe un no man's land dont ne rendent compte ni la société, ni l'individu. Les décisions prises et les actions entreprises lorsqu'il n'y a pas de ligne de conduite définie ou lorsque les modèles sont en conflit ne peuvent être déduites de théories purement psychologiques ou sociologiques ; elles nécessitent une théorie proprement psychosociologique.

La théorie du « champ total » doit pouvoir couvrir toute l'étendue des événements, depuis les situations expérimentales jusqu'aux implications des modèles historiques, en intégrant les théories du « champ moyen » et du « micro-champ ». Le point de départ est fourni par un problème issu lui-même des contradictions entre système individuel et système social ; les problèmes de la personne sont définis par rapport aux deux systèmes et l'analyse psychosociologique porte sur les interactions des variables spécifiquement sociales et individuelles. Les notions de « conformité » et de « rôle » sont exemplaires d'une telle formulation psychosociologique. La conformité peut être envisagée comme une nécessité ou un danger, selon qu'on la rapporte à un système ou à l'autre ; elle constitue un problème où les fonctions des deux systèmes divergent et sont en conflit, et c'est la tâche de la psychologie sociale de l'aborder, de définir la conformité en termes humains, d'étudier ses fonctions et dysfonctions pour le système individuel et social. De même, l'approche psychosociologique envisagera le « rôle » comme un choix à la fois arbitraire et nécessaire effectué par un être humain ; la personne accepte un certain rôle dans la société ou à l'égard d'autrui, mais elle acquiert une vision de soi qui nie la congruence totale entre elle-même et la somme de ses rôles, ménageant ainsi une ouverture entre le système social et le système individuel. Le même traitement théorique peut être appliqué à diverses unités semblables, comme la communication, l'influence, la puissance, la prise de décision, l'innovation et le changement social.

28.   LEVINSON, D. J. « Vers une nouvelle psychologie sociale : la rencontre de la sociologie et de la psychologie », Bulletin du Centre d'Études et Recherches psychotechniques 13(1), 1964 : 35-46.

Les rapports entre psychologie et sociologie se transforment depuis quelques années : on assiste à une réelle convergence des deux disciplines et à la naissance d'une psychologie sociale nouvelle. Il ne s'agit pas là d'une synthèse à niveau supérieur ; simplement, la théorie et la recherche, en leurs aspects nouveaux, poussent à dépasser les cadres de la discipline traditionnelle.

À considérer le développement des relations entre psychologie et sociologie d'un point de vue historique, on voit que les efforts, avant la seconde guerre mondiale, tendaient surtout à délimiter l'une à l'égard de l'autre et à séparer les deux disciplines : les sociologues maintenaient, après Marx et Durkheim, une solide tradition anti-psychologique et les psychologues montraient indifférence et désintérêt pour la sociologie. La psychologie sociale occupait un domaine secondaire de la psychologie universitaire. Un premier rapprochement s'amorça vers 1930 autour du thème « culture et personnalité ». Les anthropologues et les psychanalystes surtout contribuèrent à ce mouvement, qui devait s'éteindre en tant que tel vers 1950, non sans avoir disposé l'assise théorique et institutionnelle d'une rencontre entre psychologie et sociologie. Le point central de la théorie s'est progressivement déplacé des relations entre culture et personnalité, situées à un niveau sociologique large, aux interrelations de la structure sociale, du rôle et de la personnalité considérées à l'intérieur d'unités collectives plus délimitées. Cette perspective ouvre la voie à une nouvelle psychologie sociale, en laquelle s'associent psychologues, sociologues, psychiatres, anthropologues. Le développement du champ impose trois tâches prioritaires à la recherche :

1.   Arriver à une conception plus complexe de la personnalité de l'individu. Pour cela, conserver les apports de la psychanalyse en intégrant des aspects plus périphériques de la personnalité (l'idéologie, par exemple), qui reflètent l'expérience sociale de l'individu, et considérer l'insertion de l'homme dans son univers socio-culturel.

2.   Développer une approche psychosociologique du système socio-culturel. Par exemple, compléter la conception sociologique de la structure de l'organisation en s'attachant à ses propriétés psychologiques intrinsèques. Celles-ci, quand elles affectent de façon stable les relations interpersonnelles à l'intérieur des organisations et collectivités, exercent une influence sur leur fonctionnement et trouvent place dans l'élaboration de leur système socioculturel. Ainsi du conflit entre pouvoir et loyauté ou de la « personnalité de base », qui constitue, au même titre que les techniques ou les traditions, la « nature collective » de l'organisation.
3.   Étudier les relations entre la personnalité de l'individu et le système socio-culturel. Celles-ci peuvent être envisagées sous trois angles : 1) impact du système socio-culturel sur l'individu : selon quels processus la personnalité prend-elle forme et est-elle modifiée par les influences socio-culturelles ? 2) impact de la personnalité sur le système socio-culturel : selon quels processus le système peut-il être influencé ou modifié par la personnalité (individuelle ou de base) de ses membres ? 3) quel est l'effet exercé conjointement par la personnalité et le système socio-culturel sur l'adaptation de l'individu dans une unité collective ?

29.   ROSENTHAL, R. Experimenter effects in behavioral research. New York, Appleton-Century-Crofts, Division of Meredith Publishing Company, 1966, 464 p. [Bibliographie : 469 titres].

Les expériences de laboratoire en sciences du comportement dévoilent des conduites dont la complexité ne tient pas seulement aux caractéristiques des sujets ou aux manipulations expérimentales. Il faut, semble-t-il, la rapporter aussi à l'intervention des expérimentateurs, en tant que personnes interagissant avec les sujets. Étudier l'influence du chercheur sur le déroulement de la recherche et le rapport qui s'institue entre lui et le sujet est important à double titre : d'une part, le savoir acquis dans ce domaine permettra plus de rigueur dans la recherche ; d'autre part, la relation interpersonnelle établie en situation expérimentale servira de modèle pour étudier d'autres types de relations (professeur-élève ; médecin-malade ; employeur-employé, etc.). L'ouvrage comporte trois parties et s'attache successivement 1) aux effets de l'intervention du chercheur sur les résultats obtenus, alors même que cette intervention n'influence pas directement les réponses des sujets ; 2) à l'incidence d'une variable spécifique qui affecte directement le comportement observé, à savoir les attentes et hypothèses de l'expérimentateur ; 3) aux conséquences méthodologiques des phénomènes ainsi mis en évidence.

L'influence de l'intervention du chercheur, décelable à plusieurs niveaux, peut être rattachée à différents facteurs qu'illustrent des exemples empruntés à la physique et à la psychologie clinique ou expérimentale. Ainsi dégage-t-on d'abord les biais que peut introduire l'expérimentateur, alors qu'il n'affecte pas le comportement des sujets, comme c'est le cas dans l'observation, le recueil des données, leur analyse ou leur interprétation. S'attachant à l'interaction du sujet et de l'expérimentateur, on précise ensuite les conditions et processus en fonction desquels le chercheur en vient à déterminer les événements et conduites qu'il étudie. Parmi les attributs de l'expérimentateur qui ont une importance déterminante on relève des caractéristiques bio-sociales (sexe, âge, race, religion), des traits psychologiques (comme l'anxiété, le besoin d'approbation, etc.), des attributs psycho-sociaux (statut, attitude, par exemple). Des facteurs de situation, propres aux circonstances et au cadre dans lesquels se déroule l'expérience, et le rôle de modèle qui s'impose parfois au chercheur peuvent également modifier sensiblement les réponses des sujets. Mais il est un facteur capital relié à la conduite de l'expérience et qui concerne les attentes, les anticipations faites par le chercheur. Si de telles attentes sont déjà présentes au niveau de la sélection des variables, des procédures d'expérimentation et d'analyse, elles ne constituent pas un problème grave, des moyens de contrôle existant pour révéler les biais ainsi introduits. En revanche, les attentes relatives aux réponses des sujets constituent un biais d'autant plus grave qu'on ne peut contrôler leur incidence en cours d'expérimentation, même si on suppose qu'elles existent. Le problème retient tout spécialement l'attention de l'auteur, qui donne un aperçu historique des travaux permettant d'inférer l'existence d'un effet déterminant de l'expérimentateur en son interaction avec le sujet.

On trouve, dans la seconde partie, un état détaillé des travaux expérimentaux qui tendent à éclairer pleinement cet aspect des relations interpersonnelles où se manifeste un processus d'influence non intentionnelle selon lequel les anticipations et hypothèses de l'expérimentateur déterminent la conduite du sujet. Établis expérimentalement dans une première section, les effets de ce processus, en psychologie humaine et animale, sont ensuite examinés dans leur interférence avec des facteurs qui peuvent en compliquer le jeu : attitudes des sujets, nature des informations fournies par les premières constatations expérimentales, état des motivations éveillées chez l'expérimentateur, perception de ce dernier par le sujet. Dans une troisième section on s'interroge sur les variables qui rendent possible une telle action des hypothèses sur les conduites et font apparaître les attentes du chercheur comme des « prophéties s'accomplissant d'elles-mêmes » (self-fulfilling prophecies) : caractéristiques et conduites de l'expérimentateur associées à un fort exercice d'influence non intentionnelle, caractéristiques des sujets liées à leur grande suggestibilité à cette influence, signes transmettant les attentes de l'expérimentateur au sujet.

Cherchant à réduire les difficultés méthodologiques soulevées par un processus d'influence dont la dynamique a pu être analysée expérimentalement avec toute la profondeur et la rigueur nécessaires, la troisième partie reprend dans un modèle conceptuel l'ensemble des effets attribuables à l'expérimentateur et avance des propositions concrètes en vue de les contrôler. Le modèle dresse une typologie des caractéristiques opérantes de l'expérimentateur et devrait permettre d'éprouver la validité des résultats obtenus tout en sauvegardant la rapidité et l'économie de la recherche.

La psychologie sociale


Denise Jodelet
Jean Viet
Philippe Besnard
(1970)




La psychologie sociale

Préface de Serge Moscovici




Un document produit en version numérique par Mme Marcelle Bergeron, bénévole
Professeure à la retraite de l’École Dominique-Racine de Chicoutimi, Québec
et collaboratrice bénévole

Dans le cadre de la collection : "Les classiques des sciences sociales"
dirigée et fondée par Jean-Marie Tremblay,
professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi
Site web: http://classiques.uqac.ca/

Une collection développée en collaboration avec la Bibliothèque
Paul-Émile-Boulet de l'Université du Québec à Chicoutimi

dimanche 10 juin 2012

COURS DE DROIT CONSTITUTIONNEL


COURS DE DROIT CONSTITUTIONNEL

Dr. Hassan RAHMOUNI


CHAPITRE I

L ETAT DE DROIT

** INTRODUCTION
  • Besoin historique d'organisation de la société humaine
  • Regroupement des familles en clans, puis en tribus, etc…
  • Rudiments d'Etat dans les cités grecques du 5ème siècle avant J.C. : " Polis ".
  • La notion de " Res-publica " sous l'Empire Romain
  • Les théories politiques du contrat social : J.J. Rousseau, Thomas Hobbes et John Locke.
  • …..L'Etat résulte alors d'un besoin de vie collective
I.       LA NOTION D'ETAT :
  • C'est une personne morale de droit public
    • Personne Morale :
      • Entité abstraite
      • Entité permanente : au delà des gouvernements…
    • De droit public :
      • Régi par des règles différentes de celles qui sont applicables aux personnes privées
      • Soumis à un régime dérogatoire au droit commun
      • Appliquant des prérogatives exorbitantes
  • Etat et Nation
    • Il n'y a pas nécessairement une coïncidence entre les deux notions
      • L'Etat est parfois composé de plusieurs nations : URSS
      • Une nation peut aussi s'étendre sur plusieurs Etats : nation arabe
    • Problème du " Principe des nationalités "
      • Retenu par le Congrès de Vienne (1815)
      • Ecarté par la Charte de l'OUA (1963) : uti possideti juris